“VCL Business Club” : Some News from FRANCE - Week 16

NOUVELLE AMELIORATION DU CLIMAT DES AFFAIRES EN FRANCE

Le climat des affaires dans l’industrie manufacturière française a confirmé en avril son redressement du mois précédent, selon l’Insee ce jeudi. L’indicateur remonte de 4 points sur le mois, à 97 points, en restant en-dessous de sa moyenne de longue période.

Le climat des affaires dans l’industrie manufacturière française a confirmé en avril son redressement du mois précédent, selon l’enquête de conjoncture publiée ce jeudi par l’Insee.

L’indicateur de l’Institut national de la statistique a progressé de 4 points à 97, tout en restant en-dessous de sa moyenne de longue période (100). Le chiffre de mars a été révisé à 93 au lieu de 94 initialement estimé.

Vingt-trois économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indicateur à 95 en avril, leurs estimations s’échelonnant de 93 à 96.

“Les entrepreneurs de l’industrie manufacturière, qui inclut désormais le secteur ‘cokéfaction-raffinage’, estiment que leur activité passée a sensiblement progressé, à un niveau supérieur à sa moyenne de longue période”, précise l’Insee dans un communiqué.

Les stocks de produits finis se réduisent encore et sont jugés très légers. Les carnets de commandes globaux s’étoffent, mais ils restent peu fournis. Les carnets de commandes étrangers, déjà faibles, se dégarnissent à nouveau, ajoute l’Insee.

Les perspectives personnelles de production se stabilisent autour de leur niveau moyen de longue période alors que les perspectives générales, qui représentent l’opinion des industriels sur l’activité de l’industrie dans son ensemble, ont nettement progressé.

L’indicateur du climat des affaires dans son ensemble, en ajoutant les services, le bâtiment, le commerce de gros et le commerce de détail, a quant à lui progressé à 96 en avril contre 92 en mars (révisé de 91).

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20100422trib000501344/nouvelle-amelioration-du-climat-des-affaires-en-france.html

 

LE MANQUE DE COMPETITIVITE ETOUFFE L’INDUSTRIE FRANÇAISE

L’industrie française ressort de la crise plus affaiblie que jamais.

L’indice de la production, qui a plongé de 18,5 % en 2009, peine à remonter et reste encore inférieur de 14,5 % par rapport à ce qu’il était avant la crise, indique le Centre d’observation économique Rexecode dans une note publiée mercredi 21 avril.

Près de 250 000 emplois sur les 3,5 millions que compte la filière en France ont été détruits.

Les chiffres sont impressionnants, mais, paradoxalement, “le recul de l’emploi est moins prononcé que lors de la récession de 1992-1993, alors même que la crise subie récemment par l’industrie a été beaucoup plus profonde”, note COE-Rexecode.

Même constat pour les défaillances d’entreprises : on en dénombre environ 4 000 sur l’ensemble de l’année écoulée, contre 9 000 en rythme annuel lors de la dernière récession.

“L’Etat et la réactivité de ses services face à la brutalité de la crise ont mieux joué leur rôle d’amortisseur, que ce soit sur les différés de paiement en termes de fiscalité ou le système de médiation avec les banques”, constate Yvon Jacob, président du Groupe des fédérations industrielles (GFI), qui représente environ 75 % de l’industrie française.

“Par ailleurs, il y a eu de la part des entreprises une volonté de protéger l’emploi le plus possible par le biais, par exemple, de la généralisation du chômage partiel”, souligne M. Jacob, qui juge que si l’emploi avait subi un impact proportionnel à celui encaissé par la production, l’industrie française aurait dû perdre près de 400 000 emplois.

DÉCLIN

Pour autant, l’après-crise s’annonce problématique. Car, qu’on ne s’y trompe pas, les faiblesses de l’industrie française ne datent pas du chaos de 2008.

Sur les dix dernières années, les marges des entreprises implantées en France se sont effondrées de près de 50 %. Le meilleur indicateur de la rentabilité des industries, l’excédent brut d’exploitation, est passé de 55 milliards d’euros à 30 en 2009.

Cette chute vertigineuse reste une exception française. Aucun de nos voisins européens n’a connu sur la période un tel effondrement. L’industrie allemande se payant même le luxe d’augmenter ses marges.

Ces milliards perdus par les entreprises, année après année, ont été autant d’investissements qui n’ont pas pu être réalisés pour moderniser les usines, s’adapter à la concurrence mondiale et développer de nouveaux procédés de fabrication.

“Ce phénomène est l’illustration de la baisse de la compétitivité de nos entreprises, qui doivent assumer des coûts de production trop élevés à cause de la fiscalité sur les moyens de production”, constate M. Jacob. Pour lui, ce n’est pas tant le niveau de la fiscalité qui pose problème que sa comparaison avec celui de nos voisins.

En France, les prélèvements sociaux sur les sociétés représentent 11 % du produit intérieur brut, contre 6,5 % en moyenne dans l’Europe des Quinze et 6 % en Allemagne. Résultat : la France vend moins bien son industrie. En dix ans la part de ses exportations dans celles de l’Europe est passée de 16,7 % à 13,5 %.

Le problème de compétitivité touche aussi les investissements étrangers qui se dirigent vers des pays plus accueillants. Un groupe comme l’allemand Bosch se détourne peu à peu de la France du fait de cette perte d’attractivité. Parallèlement, les fleurons industriels français comme Schneider, Lafarge ou Saint-Gobain ont de moins en moins le “réflexe patriote”.

Et lorsqu’ils investissent encore en France, ce sont de petits montants sur des niches de marché. L’exemple de Saint-Gobain est parlant. Le groupe vient d’investir 100 millions d’euros dans une usine d’isolants à base de laine de verre à Chemillé (Maine-et-Loire), avec 150 emplois à la clé. “Cela fait 38 ans que nous n’avions pas ouvert d’usine en France”, reconnaît un porte-parole. L’exception qui confirme la règle, en quelque sorte.

“On ne peut plus continuer comme ça ! Dans cinq ans on aura franchi un point de non-retour”, s’alarme M. Jacob. Or la reprise ne parviendra pas à enrayer le déclin de l’industrie française. D’abord parce qu’elle s’annonce lente et molle.

“Les perspectives pour 2010 sont incertaines, prévient Didier Ferrand, directeur général de COE-Rexecode. La consommation des ménages s’est repliée au premier trimestre et, surtout, les cours des matières premières industrielles exprimées en euro ont bondi de 100 % en un an.”

INVESTISSEMENT EN PANNE

L’amélioration actuelle s’explique par le fait que les entreprises, après avoir fortement déstocké pour soulager leur trésorerie, sont en train de reconstituer leurs stocks. Mais un nouveau ralentissement est à craindre car l’investissement reste en panne : après un recul de 25 % en 2009, les dépenses d’investissement ne devraient augmenter que de 4 % en 2010.

Ensuite, la reprise ne viendra pas seule à bout des faiblesses structurelles accumulées depuis dix ans. Il y a “une vraie prise de conscience du pouvoir politique”, se rassure M. Jacob. Sur les 35 milliards d’euros du grand emprunt, 20 sont destinés à l’industrie.

La suppression de la taxe professionnelle a aussi donné un ballon d’oxygène de 3 milliards d’euros au secteur. Enfin, en juin, débutera la Conférence nationale de l’industrie, qui devra proposer de nouvelles mesures de soutien tournées vers l’innovation et la recherche.

Ces enjeux sont cruciaux : chaque emploi industriel génère de six à dix créations dans les services. Or, comme le souligne l’économiste Laurent Davezies, “le passé nous apprend que les emplois industriels perdus ne reviennent jamais”.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/21/le-manque-de-competitivite-etouffe-l-industrie-francaise_1340630_3234.html

 

L’EMPLOI DES CADRES MIEUX ORIENTE AU PREMIER TRIMESTRE

Une entreprise sur deux a recruté au moins un cadre au premier trimestre, indique une étude de l’Apec publiée ce matin. Les fonctions commerciales et marketing sont recherchées, tout comme les cadres confirmés.

Depuis le début de l’année, l’emploi des cadres semble sortir du marasme où la crise l’avait plongé. Au premier trimestre, une entreprise de plus de cent salariés sur deux interrogée par l’Apec (Agence pour l’emploi des cadres) a recruté au moins un cadre, selon une étude publiée aujourd’hui.

Elles n’étaient que 44 % au premier trimestre 2009. Depuis le début de l’année aussi, la part d’entreprises qui annoncent prévoir d’embaucher un cadre au deuxième trimestre est revenue à des niveaux comparables à ceux de la fin 2008, quand les effets de la crise n’étaient pas encore perceptibles dans les réponses.

Tous les secteurs ne sont toutefois pas logés à la même enseigne et certains, tels que la construction et le médico-social, continuent de souffrir.

De même, en matière d’offres d’emplois, il y a des profils plus recherchés que d’autres. C’est le cas des fonctions commerciales et marketing par exemple. Elles représentent près de 3 offres sur 10 et s’envolent de 63 % par rapport au premier trimestre de 2008.

UNE CIBLE PRIVILEGIEE

Les offres de postes liés à l’informatique progressent quant à elles de 25 %. En revanche, le secteur des études et de la recherche et développement reste toujours mal orienté, avec un repli affiché de 8 %.

Le début de 2010 semble également confirmer le regain d’intérêt pour les cadres confirmés, au détriment des jeunes diplômés. Cette tendance semble même s’accentuer. « Même si les cadres de 1 à 10 ans d’expérience constituent toujours la cible privilégiée », les cadres plus expérimentés sont aussi recherchés.

Mais, tempère l’Agence pour l’emploi des cadres, le nouveau contexte réglementaire sur l’emploi des seniors conduit sans doute les entreprises à déclarer plus d’intentions d’embauches.

Reste à savoir si ces chiffres se traduiront sur l’emploi. « Ces résultats encourageants sont toutefois à tempérer dans la mesure où les chiffres de 2009 constituent un plancher », analyse d’ailleurs l’Apec, qui note que « les résultats de ce trimestre se situent toujours très en deçà en comparaison des mêmes trimestres de 2006 à 2008 ».

VOLUME DE RECRUTEMENT

Surtout, les chiffres de l’Apec recensent les entreprises qui recrutent au moins un cadre mais ne prennent pas en compte le volume de recrutement. « Ainsi les entreprises recruteuses peuvent être plus nombreuses, mais in fine embaucher moins de cadres », indique l’étude.

http://www.lesechos.fr/pme/social/020490014360-l-emploi-des-cadres-mieux-oriente-au-premier-trimestre.htm

 

PLUS FORT QUE L’OFFSHORE, LE WEBSHORING

RentACoder, Odesk Elance, Guru… Les places de marché mettant en concurrence des développeurs freelance du monde entier se multiplient. Pour des tarifs frisant parfois l’indécence.

De la place de marché au marché aux esclaves ! Pour plus ou moins 15 dollars de l’heure, vous pouvez louer les services de développeurs PHP, .Net, Java, MySQL ou XML. A ce tarif, RentACoder, Odesk, Elance, et Guru proposent des milliers de freelance basés dans les pays à bas coûts du Sud-Est asiatique, du Maghreb, d’Europe de l’Est, de Russie ou d’Amérique du Sud.

On trouve aussi quelques Occidentaux égarés. Sur Odesk, 408 indépendants français sont inscrits émargeant à une moyenne horaire de 26 dollars.

Si d’autres critères rentrent en ligne de compte comme l’ancienneté, le portfolio des réalisations, les gains réalisés, ou l’évaluation du freelance par un système de notation à étoiles façon eBay, le tarif horaire reste un élément clé.

Le vétéran RentACoder qui, depuis son lancement en 2001, réunit plus de 286 000 cybertravailleurs, propose même un système d’enchères inversées.

Et ce concept dit de webshoring marche ! oDesk, qui calcule en temps réel les gains de ses 540 000 prestataires, affiche un chiffre d’affaires dépassant les 142 millions de dollars pour un tarif moyen inférieur à 10 dollars de l’heure. Le site prélevant 10 % des gains.

A cela s’ajoute la fiscalité à appliquer en fonction du pays du prestataire. On notera parmi les indépendants, des salariés de SSII vraisemblablement en intercontrat.

UNE PALETTE D’OUTILS POUR CONTROLER L’ACTIVITE DU PRESTATAIRE

Pour tenir sa promesse – « ne payez que les heures travaillées » –, oDesk propose au donneur d’ordre toute une panoplie d’outils collaboratifs lui permettant de suivre en temps réel l’avancement du projet.

Au-delà des fonctions de messagerie instantanée, de partage de code ou d’agenda partagé, oDesk Team prend des captures d’écran à intervalles réguliers du poste du freelance, voire des photos de l’intéressé par webcams interposés.

D’autres données statistiques servent à comparer la productivité des différents intervenants. Un tableau de bord que l’on retrouve également sous forme d’application iPhone.

UN TREMPLIN EN DEBUT DE CARRIERE ?

Sur le même créneau, Guru avance plus de 1 million d’inscrits, tandis que Freelancer, Elance et Freelanceswitch élargissent le spectre aux designers, traducteurs, commerciaux ou juristes.

En France, Codeur s’approche du concept, mais avec beaucoup plus de retenu.

Au-delà des success stories publiées sur ces sites narrant le parcours des freelance ayant fait fortune en quelques mois, les témoignages dans les blogs et les forums de discussion sont plus mitigés entre projets plantés et impayés.

Certains professionnels ayant expérimenté la formule estiment néanmoins que ce type de prestation peut mettre le pied à l’étrier à de jeunes développeurs ou compléter les revenus de profils plus confirmés.

VERS UNE NOUVELLE ORGANISATION DU TRAVAIL

Entrepreneur et business angel, Timothy Ferriss(*) y voit une tendance naturelle à la segmentation du monde du travail qui fait le succès du Turc Mécanique d’Amazon. Le découpage en microtâches rend cette nouvelle organisation du travail possible.

 « Plutôt que d’avoir un employé à temps plein ou partiel, vous considérez chaque tâche de manière indépendante et l’envoyez à plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de personnes. »

Pour l’auteur du best-seller La semaine de quatre heures qui se met à la place du donneur d’ordre, il ne manque qu’un service de préqualification. « Si vous allez sur Elance, que vous proposez un travail et que 500 personnes vous répondent, tous avec quatre ou cinq étoiles, la question est de savoir comment vous allez trier ces propositions.

Un service qui pourrait prétester ou qualifier dix candidats pour des tâches spécifiques, en échange d’un certain pourcentage du profit que vous allez effectuer plus tard, serait vraiment utile. » Un nouveau créneau pour freelance ? Bienvenue au village global.

 (*) In TiC 2005, les grandes mutations (éditions fyp).

http://pro.01net.com/editorial/515546/plus-fort-que-l-offshore-le-webshoring/