“VCL Business Club” : Some News from FRANCE - Week 14

UN SALARIE FRANÇAIS SUR TROIS TRAVAILLE POUR UNE GRANDE ENTREPRISE

Les salariés français sont de plus en plus nombreux à travailler pour de grands groupes, mais dans des établissements qui se font plus petits, selon une étude diffusée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) vendredi.

L’étude distingue les grandes entreprises, qui englobent une ou plusieurs sociétés regroupant elles-mêmes plusieurs établissements.

En 2006, 33 % des salariés travaillaient pour une entreprise de plus de mille personnes contre 27 % en 1985. En revanche, 38 % travaillaient sur un site comptant moins de vingt salariés, contre 34 % en 1985.

“Les entreprises ont grandi en rassemblant de plus en plus d’établissements, explique l’étude. Ainsi, les salariés travaillent maintenant sur des lieux de production plus petits, mais ils dépendent plus souvent  d’une grande structure.”

Cette tendance reflète en grande partie la baisse de l’emploi sur les grands sites industriels et, parallèlement, la forte progression de l’emploi dans les services au sein de petits établissements, note l’Insee.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/09/un-salarie-francais-sur-trois-travaille-pour-une-grande-entreprise_1330941_3224.html

 

CREER UN CV 2.0 A PARTIR DE SON PROFIL VIADEO

Créer un CV de nouvelle génération, intégrant photos et vidéos, lien vers un blog, c’est simple comme un jeu d’enfant.

Il suffit au candidat en recherche active d’emploi ou simplement en veille d’ouvrir un compte sur Doyoubuzz, site d’emploi et de gestion de réputation professionnelle.

Ensuite, un copier/coller du lien de son profil public Viadeo et l’ensemble de ses informations (formation, expérience professionnelle, etc.) sont intégrées dans son CV électronique.

Reste à améliorer le CV, à choisir son apparence (le choix du design, les couleurs…), à l’enrichir (diaporama, document word ou PDF pour présenter des travaux effectués, références, etc.) et à le modifier, si besoin.

Le candidat obtient une adresse du type http://www.doyoubuzz.com/nom-prenom qui lui permet d’être mieux référencé dans les moteurs de recherche.

http://pro.01net.com/editorial/514999/creer-un-cv-2-0-a-partir-de-son-profil-viadeo/

 

COMMENT LES SSII POUSSENT LEURS SENIORS VERS LA SORTIE

En dépit des récents accords en faveur du maintien des seniors dans l’emploi, les grandes sociétés de services « favorisent » le départ de leurs quinquas. La preuve par exemple avec le témoignage d’un ancien de Capgemini.

Nous l’appellerons Jacques pour préserver son anonymat. Ancien cadre de Capgemini, il s’est vu, à 50 ans passés, poussé vers la sortie comme, selon lui, des centaines d’autres seniors. Son témoignage a valeur d’exemple et peut être, toujours selon ce cadre expérimenté, étendu à d’autres  ténors  du service  de dimension internationale comme Atos Origin ou Steria.

Si le secteur IT est réputé pour son jeunisme, le retournement de conjoncture et la mondialisation auraient précipité le mouvement. Pour préserver leurs marges, les SSII se doivent de contenir leur masse salariale en rajeunissant leur pyramide des âges tout en recrutant à tour de bras dans les pays à bas coût.

Jacques a compris que son sort était scellé lors de son évaluation annuelle. « Quand vous êtes apprécié par votre hiérarchie puis tout d’un coup sous-évalué, vous avez vite compris. Le message est clair. La direction, en passant par les RH, est très bien rôdée à ce mécanisme. 2009 « année de crise » a été l’occasion rêvée de le parfaire. »

LA CHASSE AUX SORCIERES A DEMARRE AVEC LE TOURNANT OFFSHORE :

Il estime que c’est la marche forcée vers l’offshore, lancée il y a quatre ans, qui a été le déclencheur de cette véritable chasse aux sorcières dans les SSII : « Se donner une stratégie offshore, c’est une politique de court-terme qui privilégie l’actionnaire à la pérennité de l’entreprise. Cela se ressent forcément au niveau de la qualité du logiciel. C’est une hypocrisie entretenue par les acheteurs côté clients ».

Cette philosophie de rationalisation de coûts s’accompagne également d’une revue de tous les frais généraux et notamment des frais immobiliers. Ce qui a conduit à un « déménagement vers des espaces dits « ouverts » pour entasser le maximum de personnes ». Dès lors, les conditions de travail sont devenues pesantes.

 « D’une vraie culture d’entreprise, le groupe se réduit à un pilotage à la marge pour satisfaire les actionnaires. Tout en gardant la qualité de ses processus et de ses méthodes, elle se déshumanise. Elle va perdre beaucoup en capital humain et à termes en qualité. Ce qui faisait avant sa réputation. »

CULPABILISES, DES CADRES TRAVAILLENT JUSQU’A PLUS D’HEURES :

Jacques évoque un très gros malaise au sein des équipes. « En réorganisation perpétuelle, les gens perdent leurs repères. Ils deviennent méfiants. Comme dans toute structure de management « moderne » on laisse beaucoup de liberté aux cadres supérieurs.

Ce qui génère paradoxalement un surcroit de stress car dans le même temps on leur demande des résultats de plus en plus élevés. Avec une absence totale de ligne directrice.

Du coup, les cadres culpabilisent, travaillent chez eux jusqu’à plus d’heure. « Cette liberté de manoeuvre  croisée à un reporting violent crée un stress colossal.

C’est une fausse liberté qui culpabilise l’individu et le rend perméable à bien des stress générateurs de dépression nerveuse ». Jacques a vu, autour de lui, plusieurs cas de burn-out et de “pétages” de plombs. Il a préféré prendre les devants et quitter de lui-même l’entreprise.

http://pro.01net.com/editorial/514995/comment-les-ssii-poussent-leurs-seniors-vers-la-sortie/

 

IMMOBILIER : LES PRIX FLIRTENT A NOUVEAU AVEC LEUR PLUS HAUT NIVEAU

Les prix de l’immobilier ancien remontent légèrement au 1 er trimestre 2010, selon Century 21. Ils sont en très forte hausse à Paris (+7,4 %). La baisse des prix, liée à la crise, est presque effacée.

Les chiffres publiés ce jour par Century 21, doivent être examinés avec attention. D’abord parce que c’est le premier intervenant du marché à se prononcer sur l’évolution des prix au 1er trimestre 2010 (la FNAIM le fera la semaine prochaine, quand les notaires feront, eux, la semaine prochaine également, un bilan, mais de l’année 2009 seulement).

Ensuite parce que c’est un intervenant sérieux : dans ce réseau d’agences, les prix de vente sont automatiquement renseignés par les agences de terrain, parce que ce sont ces prix qui servent de base à la commission qui est reversée à la tête de réseau.

Aussi on ne badine pas avec la remontée des chiffres chez Century 21. Mieux, des inspecteurs vont même, deux fois l’an, vérifier dans les agences que les prix renseignés sont les bons. Dans ces conditions, on peut dire que les chiffres publiés ce jour, sont l’exact reflet de ce qui s’est passé dans les agences Century 21 au premier trimestre 2010.

Peut-on pour autant extrapoler ces chiffres à l’ensemble du marché ? A priori non, les 900 agences Century 21 ne pèsent que 8 % du marché (16 % des affaires qui passent par les agents immobiliers). Il s’agit cependant, d’une bonne indication de ce qui se passe en ce moment sur le marché, en attendant que les notaires nous en disent davantage, dans cinq ou six mois.

Les prix moyens au m² de l’immobilier ancien enregistrent une hausse de 6,97% sur douze mois et une variation positive de 0,41% entre le 4ème trimestre 2009 et le 1er trimestre 2010, selon la note de conjoncture publié ce jour par le réseau d’agences Century 21.

Bien sûr des disparités régionales subsistent. Les régions où les prix avaient le plus monté au second semestre 2009 (Franche-Comté +5,6%, Basse-Normandie +7,3%, Haute-Normandie + 6%, Pays-de-la-Loire +4,5%), sont celles où les prix ont le plus baissé au premier trimestre.

 « Dans ces régions, le marché s’est automatiquement régulé avec, dans un premier temps, un réajustement des volumes, qui a entraîné, dans un second temps, un rééquilibrage des prix », explique-t-on chez Century 21, qui conclut que « le dynamisme du marché immobilier ancien ne tient donc qu’à la modération de la hausse des prix ».

Ceux-ci flirtent désormais « avec leurs niveaux les plus hauts, effaçant ainsi la baisse enregistrée avec la crise ». Du coup, Century 21 confirme ses prévisions de début d’année et réaffirme qu’au total les prix dans l’ancien devraient progresser de 1 % à 3 % en 2010, si les taux d’intérêt ne subissent pas d’augmentation.

LES TRANSACTIONS EN HAUSSE ET LES DELAIS DE VENTE EN BAISSE :

 « L’activité repart à la hausse, et ce, que ce soit pour le marché des maisons ou pour celui des appartements », selon Century 21. En termes de volume, le réseau constate une augmentation de 7,86% des transactions au niveau national sur trois mois (+38,6% sur un an).

Autre bonne nouvelle : les délais de vente moyens raccourcissent, passant de 103 jours au 1er trimestre 2009 à 89 jours au 1er trimestre 2010, une tendance qui vaut pour les appartements comme pour les maisons.

TRES FORTE HAUSSE DES PRIX A PARIS :

A y regarder de plus près, des fortes disparités apparaissent, avec Paris qui continue de faire cavalier seul. Les prix de l’immobilier ancien y sont « en nette augmentation, à +11,3% sur un an, et de +7,4% entre le 1er trimestre 2010 et le 4ème trimestre 2009 », selon Century 21.

Cette évolution marquée a pénalisé le marché qui enregistre une diminution de ses volumes de ventes de l’ordre de -3,6% au cours des trois derniers mois (versus +36,5% sur un an).

 « Le marché parisien se caractérise également par une quotité de financement nettement inférieure à la moyenne nationale (67% contre 77,3% pour l’hexagone), et des durées de prêts qui raccourcissent d’environ 16,9% sur un an pour s’établir à 20,19 ans, tandis qu’elles sont relativement stables à l’échelle nationale.

Cela laisse à penser que le marché parisien connaît un retour plus prononcé des secondo accédants et des CSP + qui, faisant preuve d’attentisme, avaient abandonné le marché en 2009 », explique-t-on chez Century 21.

La tendance est beaucoup moins marquée en banlieue parisienne, «avec une hausse des prix moyens au m² de 5,4% entre le 1er trimestre 2010 et le 1er trimestre 2009, et de 1,07% entre le 1er trimestre 2010 et le dernier trimestre 2009 ».

Selon la même logique, cette évolution des prix plus modérée permet au marché « de connaître un fort dynamisme : + 42,2% de volume sur un an ».

http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/020463226387-immobilier-les-prix-flirtent-a-nouveau-avec-leur-plus-haut-niveau.htm

 

LA PERFORMANCE SOCIALE : UNE ABERRATION DANGEREUSE.

Une nouvelle expression est en train d’apparaître au sein des cabinets de consultants et de certaines directions d’entreprises : la performance sociale. Elle risque de se diffuser rapidement, se situe dans le droit fil de l’approche techniciste et instrumentale qualifiée de « risques psychosociaux au travail ».

Mesurons le chemin parcouru en presque 40 ans : au début des années 70, Antoine Riboud, alors PDG du groupe BSN, devenu Groupe Danone, posait les fondements du double projet économique et social.

Ce qui alors, relevait du stratégique du projet, de la pénétration réciproque entre l’économique et le social, d’une ambition large et à long terme se trouve réduit à de la tactique, de l’instrumental, du mesurable, à la tentative de tempérer la performance économique par une performance sociale !

On refuse de voir que, relativement à la « souffrance au travail », c’est la notion même de performance qui est en cause. Qu’est-ce qu’une performance ?

Un résultat mesuré et/ou évalué obtenu dans une compétition. On reste dans un contrôle du type « objectif/résultats » dont j’ai eu l’occasion, dans mon dernier livre, de montrer les dégâts opérant une véritable « mise en disparition » du travail.

Ce n’est pas le travail que l’on prétend soigner, mais le travailleur. On s’intéresse à sa santé mentale, on en fait un objet d’étude, on retrouve ce qu’il y a de plus dangereux dans la notion de « souffrance au travail » : faire de l’individu au travail un être passif, soumis aux affections externes, écrasé, impuissant, triste, malheureux.

On nie ainsi ce qu’il y a de plus essentiel dans un humain : son caractère actif, sa capacité d’initiative, son pouvoir d’action et d’invention, sa tendance et nécessité de coopérer avec autrui, de s’écouter et de se comprendre réciproquement.

On oublie à quel point les salariés sont sensibles au travail bien fait et reconnu comme tel, à l’effort consenti pour offrir des biens et services utiles à la société et aux autres. À quel point il est important de pouvoir donner du sens à son travail !

 

D’où vient la souffrance actuelle ? D’une négation pure et simple de ses caractères, négation de la capacité d’initiative, négation des potentiels portés par les individus et les collectifs, négation des intelligences mises en œuvre, négation des nécessaires coopérations.

Et au total : négation du travail réellement effectué, de ses succès comme de ses difficultés, de ses conditions de réussite pour réaliser « du beau travail ». Et terrible réduction des êtres humains à n’être que des objets, des instruments destinés à réaliser les fameuses « performances » qu’on leur impose sans débat possible. Et lorsque l’objet n’est plus « performant », on le jette ou le range dans un placard…

L’apparition actuelle de l’expression « performance sociale » redouble, sous couvert de « faire le bien », de « soigner », les mêmes réductions et négations.

On oublie que le social n’est pas un objet, qu’il est composé par du vivant, d’humain, des désirs, des affects, des pensées intelligentes, des projets, des prises d’initiative. Qu’il se trouve tissé par des réseaux de compétences, des solidarités, des appartenances sociales, des devenirs communs, des amitiés, des aventures et expériences partagées. C’est de là que peut naître un travail de qualité, utile à la société. Le social n’est pas à côté de l’économique, il devrait en constituer le cœur.

En bref : parler de « performance sociale » est une aberration, qui, dans des situations déjà fragiles, ne peut qu’aggraver les choses. Il est urgent de changer de registre.

http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/04/06/la-performance-sociale-une-aberration-dangereuse_1329262_3232.html