“VCL Business Club” : Some News from FRANCE - Week 13

LES IMMIGRES EN FRANCE ONT UN NIVEAU DE VIE NETTEMENT INFERIEUR

Les immigrés en France ont un niveau de vie moyen inférieur d’un tiers à celui des non immigrés, révèle une étude de l’Insee publiée vendredi.

L’étude, contenue dans l’édition 2010 des “Revenus et patrimoine des ménages”, porte sur l’année 2007 et retient comme définition pour cette catégorie de population les personnes nées à l’étranger et de nationalité étrangère à la naissance, qu’elles aient ou non acquis la nationalité française ensuite.

En 2007, précise l’Insee, les ménages immigrés disposent d’un revenu moyen de 2.120 euros par mois contre 2.810 euros pour les ménages non immigrés.

Les deux tiers de ce revenu sont des revenus d’activité et 13,8% correspondent à des prestations sociales, soit une part plus importante que chez les ménages non immigrés (4,6%).

“Plus de familles monoparentales et de familles nombreuses parmi les ménages immigrés expliquent en partie cet écart”, relève l’Insee.

Avant transferts fiscaux et sociaux, les ménages immigrés disposent d’un revenu disponible inférieur de près de 34% à celui de ménages non immigrés. Après transferts, cet écart est réduit à 24,7%, ajoute l’étude.

La taille des ménages immigrés étant plus importante, l’écart entre ménages immigrés et non immigrés s’accroît lorsque l’on considère le niveau de vie, c’est-à-dire en tenant compte de la composition des familles.

UN TAUX DE PAUVRETÉ DE 36%

En 2007, calcule l’Insee, les personnes vivant dans un ménage immigré ont un niveau de vie moyen de 1.220 euros par mois contre 1.810 euros pour les autres, soit 33% de moins.

“Les différences sont notables selon l’origine géographique : 14% de moins pour les ménages dont la personne de référence est originaire de l’Union européenne et 43% de moins lorsque celle-ci est native du Maghreb”, souligne l’institut de la statistique.

A caractéristiques identiques des personnes de référence (même sexe, même tranche d’âge, mêmes type et taille de ménage, même catégorie socioprofessionnelle, même situation d’activité), l’écart de niveau de vie est encore de 6,7% pour les personnes de référence nées dans un pays de l’UE et de 18,5% pour celles nées au Maghreb.

“D’autres facteurs inobservés dans l’enquête peuvent expliquer cet écart : niveau de diplôme détaillé, précarité sur le marché du travail, valorisation différenciée de l’expérience professionnelle antérieure…”, estime l’Insee.

L’étude relève encore que le taux de pauvreté des personnes vivant dans un ménage immigré est de 36,1%, soit près de 25 points de plus que celui de la population des ménages non immigrés.

“Il atteint 42,7% dans les ménages dont la personne de référence est native d’Afrique et, même lorsque la personne de référence est ressortissante européenne, le taux de pauvreté reste nettement supérieur à celui de l’ensemble de la population, à 24%”, ajoute l’Insee.

http://www.lesechos.fr/info/france/reuters_00242235-les-immigres-en-france-ont-un-niveau-de-vie-nettement-inferieur.htm

 

LE SYNTEC N’ATTEND PAS DE VRAIE REPRISE AVANT 2011

Le Syntec Informatique publie son traditionnel bilan semestriel. Traditionnel mais encore plus attendu qu’à l’habitude, après une année noire en 2009 et des annonces de résultats financiers largement négatifs dans les SSII. Le Syndicat professionnel (*) conjugue le mot « prudence » sur tous les tons et adresse une pique au gouvernement.

En plus des chiffres, le Syntec Informatique sait manier les mots. Il se refuse à parler de « reprise » pour 2010, lui préférant les expressions « sortie de crise » ou « croissance molle ».

Au total, l’année 2010 se profile avec 1% de croissance pour l’ensemble de la profession, +2% pour les éditeurs (-2,5% en 2009), +1% pour le conseil en technologies (-7% en 2009), +0,5% pour le conseil et les services informatiques, les SSII principalement, (-4% en 2009). La reprise, la vraie, ne s’annonce qu’en 2011 ou 2012.

La France est dans la moyenne européenne, le Royaume-Uni annonce également +1%, l’Allemagne se pousse du col avec +1,5%, l’Espagne baisse la tête à -2%, suivie de l’Italie avec -2,5%.

Cette comparaison européenne permet d’atténuer la faiblesse prévue en terme de croissance pour 2010 en France. Le Syndicat remarque également la « bonne résistance » de ses adhérents en 2009, qui ont maintenu des marges certes négatives (-2 à -2,5 %), mais meilleures que les chiffres d’affaires (en baisse en moyenne de 4%).

LES VENTES DE LICENCE PROGRESSENT, MAIS EN VOLUME PLUS QU’EN VALEUR

Dans le détail, les éditeurs (+2% prévus en 2010) ont entamé leur redémarrage avant les autres adhérents du Syntec Informatique (SSII et conseil en technologie). Toutefois, la croissance n’est pas la même pour tout le monde.

Les logiciels applicatifs feraient 1% de croissance en 2010 (-4% en 2009), alors que les logiciels d’infrastructures sont placés sous une meilleure étoile : +3% (-1,5% en 2009). Troisième partie, mais plus petite en taille, les logiciels embarqués seraient également a +3% (+2% en 2009).

Les éditeurs doivent leur croissance à la maintenance, dont les prix progressent plus vite que ceux des ventes de licence. Sur un indice de prix qui serait de 100 en 2002, la maintenance se retrouverait à 113,4 en 2009, les ventes de licence à 94,7 en 2009.

Ces ventes de licence progressent, mais en volume plus qu’en valeur, note pour s’en inquiéter le Syntec. Autre point noir, il s’agit plus de compléments que de projets de refonte.

Concernant les services, le marché des SSII (+0,5% attendus), les évolutions sont également très diverses suivant les secteurs. Arrive en tête l’infogérance applicative, avec +2% (même chiffre qu’en 2009), suivie de l’infogérance d’infrastructures +1% (+1% également en 2009).

A +0,5% se trouvent deux rescapés : la partie projet et intégration (-4% l’an passé) et celle du développement et de l’assistance technique (-6,5% en 2009). Le conseil se traîne avec 0% de croissance, -8% en 2009, c’est la principale victime des coupes budgétaires dans l’informatique.

Dans les services, les prix restent excessivement bas » s’inquiète le Syntec. Sur un indice des prix de 100 en 2002, l’infogérance est passée à 106,5 en 2003, avant de retomber en dessous de 100 à partir de 2006, elle serait à 95,9 en 2009.

L’assistance technique aurait subi une variation moins forte : 103,6 en 2003, 100 en 2005, 102 en 2008, 100,4 en 2009. Troisième et dernier secteur, le conseil et l’ingénierie passe de 103,4 en 2003, à 100 en 2004, 102 en 2008, 101,9 en 2009.

En plus de l’édition et des services, le Syntec Informatique fait place à un troisième secteur, celui du conseil en technologie (+1% de croissance prévu en 2010). la R&D externalisée se place à +1,5% (-13% l’an passé), tandis que l’informatique scientifique, technique et industrielle est à 0% (-3% en 2009).

Ces perspectives très prudentes font suite à une année noire. Pour 2009, le marché français des logiciels et services affiche une baisse globale de 4%, les éditeurs de 2,5%, les SSII de 4%, le conseil en technologie de 7%.

Le Syntec Informatique met ces chiffres en rapport avec la baisse de l’investissement en France, elle s’établit à 7% l’an passé selon l’Insee, une baisse historique depuis 20 ans ne manque pas de souligner Jean Mounet.

Dernier aspect, le social. Les années passent mais le secteur des logiciels et des services continue d’embaucher. Du moins est-ce le message du Syntec Informatique qui aligne ses chiffres : 40 000 embauches en 2008 (25 000 créations nettes d’emplois), 16 à 20 000 en 2009, 25 000 prévues pour 2010 (3 à 5 000 créations nettes).

 « Même en période de crise, la profession embauche », proclame le Syndicat professionnel. Derrière ces chiffres se cachent pourtant de sérieuses réserves.

D’abord, l’apparition de plans sociaux et de grèves chez des acteurs majeurs du secteur. Le signe d’un malaise social et d’une désaffection de la profession. Le Syntec confesse ce dernier point, et l’aveu ne date pas d’hier. Le secteur est peu attractif.

Le Syndicat s’en tire en remarquant que la France n’est pas seule dans ce cas. Il manque 200 000 jeunes ingénieurs informatiques par an sur l’ensemble « Amérique du nord -Europe ».

 « Bientôt nous serons dans tous nos pays face à une pénurie d’informaticiens, il faut se mobiliser », lance Jean Mounet. » La Chine, elle, forme un million d’ingénieurs informatiques par an, l’Inde un peu moins ».

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-syntec-n-attend-pas-de-vraie-reprise-avant-2011-30335-page-1.html

 

SSII ET EDITEURS NE DEPASSENT GUERE LA GRANDE COURONNE

La crise et l’essor des centres de services en région n’ont pas changé la donne. L’Ile-de-France concentre toujours près de la moitié des prestataires informatiques français.

La décentralisation ?  Connais pas. La multiplication des centres de services en région pas plus que la volonté de réduire les coûts immobiliers n’auront changé le paysage de l’informatique français. Les SSII et les éditeurs ne s’éloignent guère de la ville lumière et de ses centres de décision.

Avec 28 200 établissements, la région francilienne rassemble ainsi, selon une note de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, 43 % des services informatiques, et plus de la moitié de la seule activité de conseil. Avec un taux de concentration de 38 %, l’édition de logiciels se tourne davantage vers la province.

Non seulement les prestataires ne dépassent pas la Francilienne mais ils se rassemblent principalement sur deux départements. Paris et les Hauts-de-Seine concentrant plus des trois-quarts des 185 000 salariés franciliens du secteur des logiciels et services.

Un effectif qui a augmenté de 8 % entre 2001 et 2009. Il convient de mettre cette hausse au compte des services, le nombre de salariés ayant baissé de 6 % dans le logiciel.

LA LOI BORLOO A DOPE LE NOMBRE DE PETITS REPARATEURS

L’étude note aussi la forte proportion de sociétés de petite taille. 81 % d’entre elles ont moins de dix salariés. La loi Borloo de 2005 sur les services aux particuliers a favorisé la création d’entreprises dans le domaine de l’assistance informatique à domicile.

L’entretien-réparation a ainsi vu son nombre d’établissements augmenter de 77 % sur la période considérée.

http://pro.01net.com/editorial/514737/ssii-et-editeurs-ne-depassent-guere-la-grande-couronne/

 

QUI SONT VRAIMENT LES SUPER RICHES?

Deux études de l’Insee décortiquent les revenus des 1% des salariés les mieux payés et des 1% de ménages ayant les plus hauts revenus. Zoom.

C’EST QUOI UN SUPER RICHE EN FRANCE?

L’Insee s’est penchée sur le 1% de la population française ayant le revenu le plus élevé. Son critère exact est le “revenu annuel déclaré par unité de consommation”, sorte de revenu vituel par tête au sein d’un ménage (le concept a l’avantage de permettre des comparaisons).

En 2007, ce club des 1% les plus riches se caractérisait par un revenu supérieur à 84.500 euros.

Sachant que 90% de la population affichait un revenu inférieur à 35.677 euros. Avec, entre les deux, 9% de “hauts revenus”, selon la nomenclature de l’Insee.

Si l’on ne prend que la crème de la crème, le 0,01% de la population du dessus, soit 5800 personnes, le revenu par unité de consommation varie de 688.000 euros à plus de 13 millions.

C’EST QUOI UN TRES HAUT SALAIRE ?

Appliqué aux salariés du privé, le principe du 1% le mieux payé aboutit à un salaire annuel brut en 2007 supérieur à 124.573 euros. Soit 133.000 personnes qui touchent en moyene 215.600 euros par an.

Soit sept fois le salaire moyen de l’ensemble des salariés à temps complet du privé (près de 32.000 euros).

QUELS SONT LES METIERS LES PLUS PORTEURS?

Les dirigeants salariés et cadres d’état major des grandes entreprises constituent les effectifs les plus fournis (39% des très hauts salaires) mais ils sont dépassés en termes de rémunération par les cadres des fonctions financières.

Ces derniers pointant à 244.000 euros en moyenne contre seulement 225.000 pour les dirigeants. Mais tous sont dépassés par les métiers de la banque (5,8% des très hauts salaires), traders et autres “cadres des opérations bancaires” qui émargent à 290.000 euros en moyenne.

Derrière, arrivent les cadres commerciaux, dont un tiers dans le commerce de gros et un tiers dans l’industrie. Puis des professions plus techniques comme des spécialistes de l’informatique et des télécoms (4%), des ingénieurs de l’industrie (7%) ou des pilotes d’avion (2%).

A noter enfin 4% de “professions intermédiaires”, parmi lesquels notamment des sportifs de haut niveau, salariés par des clubs de sport professionnels ou “des entreprises du secteur des activités récréatives, culturelles et sportives”.

Leur salaire moyen est le plus élevé: 445.000 euros.

LES NON SALARIES FONT-ILS MIEUX ?

Ils sont en tout cas plus nombreux à dépasser le seuil des 124.573 euros, soit 160.000 personnes et près de 8% des non salariés. Mais la moyenne des revenus est inférieure : 164.200 euros par an.

Avec, en bas de l’échelle (toujours en moyenne), les dentistes et les médecins (autour de 150.000 euros) et, en haut, les professions juridiques (243.000 euros par an).

ET DANS LE PUBLIC ?

Les places de ce niveau sont très chères. Ils sont environ 1200 dans la fonction publique d’Etat à dépasser le seuil, et quelques centaines dans la territoriale. Soit seulement 0,05% de l’emploi public.

OU VIVENT LES GROS SALAIRES?

Deux sur trois habitent en Ile-de-France et près de la moitié (47%) dans l’ouest parisien (Paris, Yvelines et Haut de Seine). Ces trois départements ne regroupent pourtant que 10% de l’emploi national et un quart des hauts salaires.

Une concentration qui s’explique par la présence des sièges sociaux des grandes entreprises.

COMBIEN DE FEMMES A TRES HAUT SALAIRE?

Pas beaucoup. Plus on s’élève dans la hiérarchie salariale, plus la proportion d’hommes est élevée. Alors qu’ils représentent 65% de l’ensemble des salariés à temps complet, les hommes trustent 87% des très hauts salaires.

Le secteur de la finance est le plus favorable aux femmes, avec 20% des postes les mieux payés. Seule consolation, pour la minorité de femmes à avoir réussi à casser le plafond de verre des très hauts salaires, le différentiel moyen avec leurs collègues masculins est relativement limité: -6%.

QUELLE EST LA PART DU SALAIRE DANS LE REVENU DES SUPER-RICHES?

Alors qu’ils ne représentent que 1% de la population, les super-riches reçoivent 5,5% des revenus d’activité (salaires, revenus industriels et commerciaux…). Le montant moyen déclaré atteint 435.000 euros. Mais la moitié de leur richesse est ailleurs.

Les super-riches accaparent en effet 32,4% des revenus du patrimoine, pour un montant moyen déclaré de 221.000 euros, et 48% des revenus exceptionnels (plus-values mobilières ou exercice de stock-options), pour une rentrée moyenne de 238.000 euros.

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/qui-sont-vraiment-les-super-riches_229812.html